Séminaire d’écriture pour auteurs

Notre session de printemps de notre séminaire d’écriture pour auteurs s’est déroulé du 17 au 23 avril, dans ce beau lieu ardéchois, comme à l’automne, au Domaine Le Trouillet (https://www.facebook.com/profile.php?id=100005530396795). J’étais très heureux de retrouver ce lieu ressourçant et porteur et d’y animer de nouvelles pages d’écriture !

L’objectif

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à cinq pour une semaine d’aventures sensorielles, d’écriture et de recherche autour de nos projets d’écriture. L’objectif de ce séminaire d’écriture pour auteurs était aussi bien la pratique de l’écriture elle-même que l’installation dans un projet d’écriture au quotidien et dans le long terme.

Le lien entre présence et écriture

Notre méthodologie à Colligence pour les séminaires d’écriture est de nous appuyer sur le processus en U prôné par Otto Scharmer (voir notre graphique sur la page http://colligence.fr/content/6-coaching-et-stages), pour que chacun puisse (re)trouver son lieu personnel d’authenticité et d’inspiration et dépasser blocages et obstacles.

L’expérience nous a en effet montré que le fait de se reconnecter à soi-même, de toucher ce lieu du « présencing », est un atout majeur dans le renouvellement et le déploiement de son écriture.

La pratique d’une écriture sensorielle

Dans cet esprit, les premiers jours, nous avons multiplié les expériences sensorielles, méditation, pratiques en mouvement libre et en musique, balade au jardin Pimprenelle (https://sites.google.com/site/jardinlaterrepimprenelle/), et pratique olfactive animée par Sophie Bouquerel (http://www.sophiebouquerel.fr/).

Notre groupe au jardin, après écriture :

Legroupeaujardin

Chacune de ces pratiques était l’occasion d’expérimenter un nouveau régime d’écriture et d’enrichir celle-ci tout en vivant pleinement l’expérience elle-même.

La construction d’un projet d’écriture

Puisque mon séminaire était un séminaire d’écriture pour auteurs, les deux derniers jours ont été consacré à l’exploration de son projet d’écriture, qu’il soit déjà avancé, embryonnaire ou même dans les limbes, et qu’il roman, nouvelle ou récit.

Commet s’y prend-on à Colligence ? Pour moi, inspiré des préconisations de Stephen King (Écriturehttps://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89criture_:_M%C3%A9moires_d%27un_m%C3%A9tier) et Bruno Tessarech (L’atelier de l’écrivain, http://www.editions-jclattes.fr/latelier-decriture-9782709648554), je préconise de se lancer dans un projet d’écriture avec une situation de départ – idée, texte premier, scène tirée de notre vie quotidienne… C’est celle-ci qui permet de découvrir et d’installer les personnages importants, et de commencer à déployer l’histoire à travers des scènes clés.

Dans un second temps, et seulement dans un second temps, on y cherche la thématique sous-jacente qui va donner au projet son unité et sa valeur. Cette détermination peut même survenir plus tard, en milieu ou fin de parcours, et peut tout aussi bien se transformer avec le déploiement de l’écriture, qui, souvent, nous emmène dans des sentiers non prévus !

Tout aussi fondamental est la détermination de la posture et du point de vue narratif. Choix classique, décision pas forcément première, mais incontournable pour le développement et la cohérence du projet.

Enfin, j’attache aussi beaucoup d’importance à que soit claire la distinction entre la posture de l’auteur et celle du narrateur, ce qui pousse les écrivants à de positionner par rapport à leur projet : motivations, enjeux personnels, contexte familial ou social. Tout projet d’écriture est aussi projet de vie, à un moment ou un autre…

Nous y avons donc vécu des séances impliquantes et intenses, mais surtout productives et déclenchantes pour les participants ! Une belle conclusion pour une semaine riche et qui nous laisse des souvenirs chaleureux mais aussi de la motivation pour se lancer ou poursuivre.

Didier Austry

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