Le manager leader, innovateur et rénovateur

Mon ami et co-auteur de Intelligence collective : Livre blanc (http://bit.ly/174z9tD), Alexis Nicolas, me fait sursauter ce matin… Dans son article Le management hacking, c’est quoi ? (http://bit.ly/19Piebc), je lis :

Le management est une technologie sociale qui permet à une organisation d’atteindre ses objectifs.

Le leadership est une dynamique qui engendre la création d’un possible désirable par d’autres.

Et il nous parle de cette zone de non-droit que les innovateurs de tous les temps (les hackers, ceux qui dérangent) on su identifier et occuper pendant que les tenants du passé campaient sur leurs certitudes pour ne pas avoir peur. Lisez son article.

Quant à moi, je voudrais vous dire pourquoi j’ai sursauté ! Cela faisait quelques mois que je bloquais sur comment expliquer la différence entre management et leadership. Comprenez-moi bien, je la sens cette différence… A l’intérieur de moi. Mais mon problème restait de l’expliquer.

Le management est une technologie sociale qui permet à une organisation d’atteindre ses objectifs. Le management, une population dont on ne peut se passer et qui pose tant de problèmes. Comme si jouer le rôle d’intermédiaire était à la fois si indispensable et si peu enviable… Manager, est-ce prendre les ordres venus d’en haut et se charger de les faire appliquer ? Est-ce d’être un tampon entre ceux qui savent où ils vont et ceux qui n’ont pas besoin de le savoir ? Un sale boulot en fin de compte ?

Alors j’ai cherché ce qu’il pouvait y avoir de beau, de bon et de vrai dans le management…

  • Technologie sociale. Dans « technologie » il y a quelque chose qui fonctionne, qui roule quoi, lisse et simple. Dans « sociale », il y a l’inclusion, la confiance, l’intérêt commun.
  • Organisation. La capacité de l’être humain à reproduire, sécuriser, normer. Si indispensable pour sa sécurité. La structure, l’énergie sociale yang. Faite pour satisfaire nos besoins d’être rassurés en permanence, savoir où nous devons aller (au travail), ce que nous devons faire (travailler), etc.
  • Objectifs. La transcendance de ce mot ? But à atteindre, finalité ? Ou plus simplement l’objectivation, c’est-à-dire la transformation en objet, en matière concrète, de nos pensées ? L’énergie sociale yin. Comment de nos pensées naissent nos actes, en somme.

Le management serait dont ce qui permet de fonctionner, dans le cadre de la structure, pour permettre le passage de la pensée à l’action. La question qui se pose est alors : quelles qualités, compétences, savoir-faire, savoir-être faut-il déployer pour être à la fois le rouage et l’huile ?

Le leadership est une dynamique qui engendre la création d’un possible désirable par d’autres. Cette phrase me donne quelques éléments de réponse.

  • Leadership. En vieil anglais, la racine de ce mot est « leigh », qui évoque le franchissement d’un seuil. Ce qui ferait du leader un passeur pour ceux qu’il dirige. Passeur de l’ancien au nouveau, capable de sécuriser ces passages permanents que l’entreprise doit traverser pour innover sans cesse.
  • Dynamique. Le leader n’est pas assis derrière son bureau. Il met du mouvement dans son équipe. Il crée des flux, entretient les liens.
  • Création d’un possible désirable par d’autres. Une fois le seuil franchi, le « nouveau futur » se manifeste. Le leader veille à ce que le choix de ce futur soit fait à partir du plus grand dénominateur commun et non pas du plus petit. A partir du dialogue et non pas de la négociation. Mais c’est un autre article.

Le manager-leader est celui qui s’épanouit en voyant son équipe s’épanouir. Il est au service de l’autre, qu’il interroge en permanence sur ses besoins. Il est au service du meilleur futur pour tous.

Le manager-leader est un rénovateur et un innovateur.

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